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« Mémoire d’un chemise rouge : où Guiseppe, Mario Garibaldi règle ses comptes avec les hommes et les circonstances de son temps » : une conférence de Cécile Bétemps le mardi 6 mars 2018

En ce mardi 6 mars 2018, Cécile Bétemps, nous présentait à la salle Bellevarde, devant une nombreuse assemblée, la vie riche mais mouvementée du patriote italien Guiseppe Garibaldi. Né à Nice en 1807, ville sarde sous occupation française, décédé en 1882 à Caprera, île au nord de la Sardaigne.

La famille du petit Guiseppe vit à l’abri du besoin, sans plus, grâce au père Domenico, capitaine dans la marine marchande. Adolescent, Pépito aime les cours d’italien, la lecture des historiens latins mais dé-clare ne pas pouvoir supporter une existence sédentaire ; sa maman Posa aurait voulu qu’il soit prêtre.

Après le retour au pouvoir de la Maison de Savoie en 1815, il entre dans la marine marchande (il veut être capitaine en second), et sillonne les mers : la mer Méditerranée, la mer Noire, celle d’Aral. Entre 1824 et 1832, il doit faire face aux naufrages, tornades, pirates, variole, choléra. Il rencontrera toute sorte de conspirateurs grecs, italiens, polonais ce qui lui permettra d’avoir un apprentissage complet. En 1828, il est terrassé par la fièvre et c’est madame Luigia Sauvaigo qui lui vient en aide. Le Niçois déclarera que la femme est la plus parfaite des créatures quoiqu’en disent les hommes. Il séduira beaucoup de femmes de toutes conditions sociales et se mariera trois fois.

Engagé avec les patriotes du Risorgimento (le réveil, la renaissance), dont l’objectif est d’établir une Italie unifiée avec une politique démocratique et libérale, Garibaldi est chargé de mettre la main sur l’armurerie de Gênes en 1834 ; l’expédition échoue, il se réfugie à Marseille. Il apprend par le journal Le Peuple sou-verain que le tribunal de Gênes l’a condamné à être fusillé dans le dos en tant que moteur de la conspira-tion ayant entraîné les troupes royales à renverser le gouvernement de sa Majesté… . Il est considéré comme bandit de première catégorie.

Il s’exile en Amérique du sud et débarque à Rio de Janeiro en 1835. Un tiers des habitants de la ville sont des Italiens de la Ligurie qui ont le monopole du port. Avec eux et d’autres émigrés européens, il fait cause commune avec les insurgés brésiliens et argentins pour renverser le dictateur… Ces luttes dureront et en 1845, après avoir réalisé des prouesses à la tête des troupes, il crée la légion italienne le 9 juillet 1843. Les 200 à 300 hommes qui la composent sont revêtus de chemises rouges (stock d’habits destiné aux ou-vriers des abattoirs). Garibaldi revêt lui le poncho, signe d’appartenance au peuple de la pampa. C’est alors que le Niçois trouve l’amour de sa vie, Anita. Il songe au mariage malgré sa nature indépendante, mais… Anita est mariée. Elle devra prouver que son mari est mort pour l’épouser !

Après dix ans à l’étranger, Garibaldi se languit de son pays ; avec 63 compagnons, ils vogueront sur le Speranza , navire battant pavillon uruguayen.

Pour rejoindre Nice, (Charles-Albert est au pouvoir, il a déclaré la guerre aux Autrichiens qui occupent la Lombardie), Garibaldi combattra contre l’Autriche, le royaume de Naples, la papauté à Rome… afin d’établir l’unité italienne.

En 1848, il devient général de l’armée du gouvernement provisoire de Milan et député de la nouvelle ré-publique qui ne durera que quelques mois… Anita meurt à Comacchio près de Ferrare. Il part pour Nice embrasser ses enfants et se remet à parcourir les mers pendant quatre ans : Lima, Valparaiso, Boston, Londres, Canton… pour faire du commerce.

1859, Cavour le rappelle. En 1860, Nice est rattachée à la France. Le Niçois est inconsolable se sen-tant étranger en son pays. Les campagnes se succèdent. En 1865, la capitale Turin est déplacée à Flo-rence, puis passera à Rome après le plébiscite du 2 octobre 1870.

Garibaldi apportera son aide à la France après la capitulation de Napoléon III en 1870. Il devient alors commandant de l’armée des Vosges et sort victorieux de la guerre contre les Prussiens à Dijon aidé de ses deux fils.
Garibaldi a toujours vécu simplement avec ce qui est nécessaire. Il a choisi de vivre sur une île qu’il ache-ta en 1856, Caprera pour y mener une vie tranquille de paysan chasseur. A la fin de sa vie dévoré d’arthrite, presque infirme, il refusera tous les cadeaux que lui offre la monarchie de Victor-Emmanuel II, sauf un don national pour assurer à ses enfants et à sa troisième épouse des moyens d’existence. La fa-mille lèguera Caprera au gouvernement.