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AGENDA

LIENS UTILES

4dragonsLe 4ème Régiment des dragons de Chambéry de 1880 à 1913 : Conférence de Michel Pizard le jeudi 18 mai 2017

Comme précédemment annoncé, nous avons reçu M. Pizard, kinésithérapeute chambérien, et passionné d'histoire, afin qu'il nous présente de nouveau sa conférence car l'an passé, la météo avait été déplorable. Cette année, un public nombreux attendait notre conférencier à la bibliothèque où nous sommes toujours si gentiment accueillis.

Le 4e régiment des dragons créé le 8 juillet 1767 sous Louis XIV participa à toutes les campagnes contre la Prusse et l'Autriche, s'illustrant magistralement à Valmy le 20 septembre 1792, puis de nouveau sous les régimes politiques suivants.

C'est grâce à un extraordinaire concours de circonstances que la ville de Chambéry et ses 23000 habitants de l'époque ont eu la chance d'accueillir pendant 33 années un régiment de cavalerie aussi prestigieux. Depuis l'annexion de la Savoie et du Comté de Nice à la France en 1860, l'Italie gardait la maîtrise de ses crêtes sur tout l'arc alpin. Dès le début de la 3e République, l'état-major français décida de fortifier cette frontière puis d'y installer des troupes. En 1877, après de graves évènements, la tension diplomatique provoquée par le président du Conseil italien Francesco Crispi, déci­ da le général français Ferron, officier du génie et sous-chef d'état-major au ministère de la Guerre, à renforcer la défense des Alpes. Chambéry fut choisie comme ville de garnison. Les dragons sont des troupes mixtes créées pour combattre à cheval ou à pied, mobiles et très polyvalentes.

En 1880, le 4e régiment des dragons s'installe dans le quartier des chevau-légers de St-Ruth, au pied du rocher de la fontaine St-Martin, proche du centre-ville. Un tel régiment, c'est 1500 chevaux, 750 cavaliers, 5 escadrons, un colonel, des officiers, l’intendance, le personnel de cuisine, les vétérinaires et tous les corps de métiers nécessaires à l'entretien des bêtes... Une ville dans la ville. Donc une source d’enrichissement considérable pour la ville qui l'accueille, car la vie économique s'en trouve transformée.

Guerre 1914/1918 de janvier à juillet 1917 : Conférence de Jean-François Patris le mardi 4 avril 2017

Mardi 4 avril 2017, à la salle Bellevarde, Jean­ François Patris nous présente les six premiers mois de l'année 1917. Après deux ans et demi de combats intenses, les soldats aspirent à la paix mais leur souhait ne sera pas exaucé et 1917 sera le théâtre de nombreuses mutineries.

Le premier aspect que développe J-F Patris est le blocus maritime imposé à l'Allemagne par les al­ liés. Dès 1914, la mer du Nord est déclarée zone de guerre et les navires y entrant le font à leurs risques et périls. La Royal Navy britannique réquisitionne même les paquebots de toute taille pour empêcher toute entrée de matières premières dans les ports allemands mais aussi pour surveiller et arraisonner les navires même neutres qui ne pourront poursuivre que s'ils n'ont pas de marchandises de contrebande destinées à l'Allemagne. En 1914, Guillaume Il, l'empereur d'Allemagne, avait prédit une guerre courte et une victoire éclair. Le pays avait donc accumulé des réserves en conséquence mais dès le printemps 1915 la pénurie s'installe et en 1917 les restrictions deviennent insupportables pour la population. Charbon, cuivre, nickel, coton, pétrole, blé, fourrage, engrais ... Tout manque.

Ce blocus mécontente aussi les Américains qui faisaient beaucoup de commerce avec les Allemands. Une colonie allemande importante est installée aux USA et milite pour que l'Amérique ne rentre pas en guerre aux côtés des alliés. Le colosse allemand est en train de se faire étrangler ! Ce que nous avons vu précédemment.

Au temps des colporteurs, ces messagers des campagnes : Conférence de Geneviève Glandut le mardi 7 mars 2017

Madame Glandut, professeur d'histoire honoraire et présidente de l'association Mémoires des Pays de Guiers qui édite une revue annuelle "Mémosyn" (déesse de la mémoire) a présenté, devant nos adhérents attentifs, des dessihs, photos et plans pour rappeler la vie d'un colporteur savoyard saisonnier faisant son négoce en France.

Elargissons le débat . au cours des siècles derniers, 17e, 18e, et 19e, la Savoie, comme beaucoup de régions de montagne a été une terre d'émigrations marchandes.

Le colporteur quitte son village natal de Haute- Tarentaise, de Haute-Maurienne ou du Faucigny avant les premières neiges pour ne revenir que pour les foins. L'insuffisance et Ie manque de régularité des récoltes obligent beaucoup de jeunes montagnards à I'aventure mais ils ne partent pas au hasard et sans préparation portant leur balle sur leurs dos. Soit ils appartiennent déjà à une famille de colporteurs, car on devient colporteur de père
en fils, d'oncle en neveu, soit on se fait embaucher par un colporteur chevronné dont le parcours, les points d'arrêt et la clientèle sont bien affirmés. Les plus nantis possédaient des ânes portant paniers sur leurs flancs.

Il existe chez les colporteurs une hiérarchie selon le type de négoce exercé. En haut de l'échelle nous placerons les merciers qui ne vendaient pas que des articles de textiles, mais également de la quincaillerie, de l'épicerie, de Ia papeterie. Viennent ensuite les marchands de graines de jardin potager souvent originaires des Gets qui sont très spécialisés. lls ne pouvaient concurrencer et atteindre la notoriété des marchands de l'Oisans. Les chaudronniers, ffiâgnihs, ferblantiers et potiers d'étain saisonniers pratiquent la vente, l'entretien et la réparation des articles culinaires et ménagers.

Tout en bas de l'échelle du commerce nous trouvons les rémouleurs et aiguiseurs. lls poussent leurs meules et portent Ieurs accessoires. On voit ainsi de très jeunes enfants âgés de moins de dix ans accompagner leurs pères, leurs frères aînés et circuler de village en village. Ce sont des « gagne-petit »>, beaucoup venaient du Chablais. Ces centaines de colporteurs en revenant au pays rapportaient des marchandises nouvelles: étain, fourrures, argenterie, tissus. . .qu'ils revendaient à leurs compatriotes.

lls se déplaçaient non seulement en Savoie, mais suivant leur village natal se rendaient à Turin, dans Ie Val d'Aoste, êfl Suisse, dans les pays alémaniques, l'Alsace, la Bavière et jusqu'en Pologne et fortune faite, ils s'y fixaient, épousant une jeune fille de la région et créant un commerce avec boutique. Ce sont Ies colporteurs définitifs. Certains connurent la réussite, Ia fortuhe, Ia notabilité et alors la patrie d'origine profita de ces retombées financières. lls créèrent des écoles, des paroisses, offrant à I'église retables, tableauX, statues qui font les richesses du patrimoine baroque.

Bibliographie i « Colporteurs et marchands savoyards dans l'Europe des 1T et 1 B" sêc/es n de C.et G. Maistre et G. Heitz (à la bibliothèque du CCMS).


Les cimenteries de Bourdeau : Conférence de Roger Charles le mardi 7 février 2017

Malgré un temps froid et pluvieux, une quarantaine de nos adhérents sont venus assister à la conférence de R. Charles. Passionné d'histoire et d’archéologie, il prospecta pendant une année dans la chaîne de l'Epine afin de retrouver et photographier les vestiges des carrières, avaloirs, fours et bassin des anciennes cimenteries.

L'industrie des chaux et ciments consiste à transformer des roches calcaires contenant plus ou moins d'argile afin d'obtenir des catégories variées de chaux et ciment. M. Charles, tout en illustrant son propos de photographies et de plans, nous fit découvrir les différents propriétaires et améliorations que subirent ces usines de 1884 à 1959. C'est en 1883 que Antoine Roche commence l'exploitation de trois carrières de pierre à ciment en galeries souterraines et une concession de pierres à chaux à ciel ouvert sur la commune de Bourdeau. De son côté, les 21 et 24 février 1884, Charles Cordier, banquier à Chambéry, obtient les autorisations préfectorale et communale pour ouvrir une carrière de pierre à ciment, à ciel ouvert, sur la commune de St-Jean-de-Chevelu. Le travail des ouvriers, qui consiste à casser les pierres en petits morceaux et à les charger dans des tombereaux, est très pénible, Ils travaillent 8 à 10 heures par jour, pour un salaire de 0,25 F de l'heure. 1886, M. Cordier arrête son activité. Elle est reprise par Joseph-Emmanuel Allibert qui fera faillite un an plus tard. Tous ses biens immobiliers, mobiliers seront saisis et les usines vendues pour payer les créanciers. . .

En 1888 Pierre Rey, ancien polytechnicien, rachète les concessions et usines ; après d'importants travaux de mise en sécurité, il les fera prospérer de façon magistrale. Peu après, M. Rey obtient l'accès au lac grâce à la construction de deux pontons ; l'un est situé à Bourdeau et l'autre sur la rive opposée, au port de Choudy près d'Aix. Peu après M. Rey achète deux bateaux, l'un à voiles, l’autre à pétrole. Ils feront le va-et-vient entre les deux rives du lac, emportant vers Aix les sacs de ciment et de chaux et revenant chargés du charbon nécessaire à l'alimentation des fours. Un entrepôt de 2000m carrés permet le stockage de ces matériaux à Choudy.

Le 2 janvier 1895, Pierre Rey et son fils Louis créent une société. « Rey père et fils » pour une durée de 10 ans, au capital de 120 000 F, dont le siège est à Bourdeau. En 1902 Louis Rey en prend la gestion.

Le 19 janvier 1903, Louis Rey décède tragiquement sur les lieux de son travail ; sa veuve continuera courageusement, mais en novembre 1905 Pierre Rey décède à son domicile et sa succession est ouverte. Ses biens sont répartis entre ses héritiers : sa fille Pauline et les trois enfants de son fils défunt. En 1906, M. Rivollier rachète la société gui sera à l'arrêt pendant la Première Guerre mondiale et le 31 décembre 1955, elle ferme définitivement.

Remarquons qu'à la fin du 19" et au début du 20" siècle Aix-les-Bains est en plein essor : c'est « la Belle Époque » et les nobles s'y rendent. Les villas particulières, hôtels, palaces ainsi que l'hôpital sortent de terre. La société Rey fournit ciment, chaux et fabrique, prêts à poser, encadrements de portes et fenêtres, balustrades, fontaines, vasques...


 

Guerre 1914/1918 de juillet à décembre 1916 : Conférence de Jean-François Patris le Jeudi 17 novembre

Ce jeudi 17 novembre 2016, dans les locaux de la Bibliothèque des Deux Mondes, J-F Patris, notre conférencier poursuit la longue histoire de la Première Guerre mondiale. Plus précisément, son propos traite des événements qui ont émaillé la deuxième moitié de l'année 1916. Nous retrouvons bien sûr nos héros : Eugène le savoyard avec son frère Robert et Rudy, le soldat allemand, toujours sur le front de l'Est.

Comme promis dans le numéro 57, voici un résumé de la célèbre bataille de Verdun qui s'est déroulée de février à décembre 1916. Pourquoi Estelle restée dans toutes les mémoires ? C'est ce que nous allons essayer de vous faire comprendre en évoquant les faits les plus marquants de cette bataille mythique.

En décembre 1915, le général allemand Falkenhayn identifie Verdun comme la cible idéale pour porter un coup terrible à la France. Dès lors les préparatifs côté allemand vont bon train et ne laissent présager rien de bon. De l'autre côté on s'interroge, on polémique et seules quelques améliorations sont apportées par l'état-major français. Le 21 février l'offensive allemande est lancée. Un déluge de feu s'abat sur la région de Verdun. Le 25 février, un des forts censés protéger Verdun, le fort de Douaumont tombe aux mains des Allemands, malgré une résistance héroïque.