NOTRE ACTUALITE
Trente participants étaient inscrits à la visite de l’Atelier de Livio Benedetti, sur les hauteurs d’Apremont. Ils étaient accueillis par Robert Benedetti, frère de Livio, Jean-Marc Mollard et Jean-Marie Pétraz, respectivement président et trésorier de l’Association des Amis de Livio Benedetti, et rejoints un peu plus tard par les deux fils de Livio, Roland et Luc. Cécile Bogey, Adjointe à la Culture de La Motte-Servolex, était présente parmi eux.
Tout le monde a croisé un jour une œuvre de Livio Benedetti, sans toujours savoir qu’il en était l’auteur. Que ce soit la Dame du Vent à Technolac, le logo en acier sur le rond-point de l’Érier à La Motte-Servolex, la Sarrazine à Tignes, la Lorelei place Saint-Léger, la Savoyarde à Myans, le Funambule dans le dans le hall de la Salle Saint-Jean, la croix gigantesque d’Arbin…
Dans l’exposition à ciel ouvert, Don Quichotte, solennel, toise les arrivants de ses deux mètres au moins ; il voisine avec Corto Maltese, sculpté par Luc, le fils de Livio, dont le regard embrasse la Combe de Savoie. Sans doute le seul endroit au monde où ces deux héros sont rassemblés. Se révèlent ensuite Le Dernier des Justes, la majestueuse Dame assise aux bras croisés, l’Ours géant, la Servitude Volontaire, les oryx, et bien d’autres œuvres.
La conférence du 24 juin, qui portait sur l'épopée des ciments et des chaux du mont du Chat, a attiré soixante personnes. Il est possible que les conditions climatiques extrêmes aient provoqué une baisse de l'engagement des participants.
Dans un premier temps, le président a évoqué la mémoire de Marc Bloch, académicien et historien français, qui a été « panthéonisé » la veille. Il a par la suite évoqué la figure de l'éminent historien français et réaffirmé l'une de ses maximes qui a guidé sa quête intellectuelle : « Plus la recherche s'efforce d'atteindre les faits profonds, moins il lui est permis d'espérer la lumière, si ce n'est par les rayons convergents de témoignages très divers dans leur nature. »
Cette maxime souligne l'importance de la comparaison entre sources hétérogènes pour atteindre une compréhension approfondie du passé. En effet, elle implique que la vérité ne peut être révélée qu'à travers la confirmation mutuelle des informations obtenues par l'historien.
Nous étions seulement 41 participants, après quelques défections, pour les visites sur le Plateau d’Assy. Ce qui nécessitait la répartition en deux groupes, avec programme inversé, conduits chacun par une guide du Patrimoine Savoie-Mont-Blanc : Claire Tronchet et Véronique Dive-Michel
Le Plateau d’Assy est avant tout un lieu qui change de destination entre les deux guerres. Chedde, en bas, avait déjà une importante activité industrielle, où une usine fabrique un explosif, la cheddite. Sur le plateau, à partir de 1921, est envisagée la construction des sanatoriums. C’est donc la fin de sa vie agraire, puisqu’il est choisi par la Mission Rockefeller pour installer des établissements de soin pour les personnes de classe moyenne atteintes de tuberculose. Les plus aisés avaient leurs établissements privés.
Les travaux du premier sanatorium, Pra-Coutant, commencent en 1924. Quatorze sanatoriums, dont deux pour enfants, hôtels, établissements de cure et de postcure sont édifiés en à peine plus de 20 ans. Plus de 2000 lits médicalisés, 1150 salariés, le Plateau d’Assy change complètement de physionomie.
Nous avons donc découvert l’histoire des sanatoriums, celle de la magnifique église de Notre-Dame-de-Toute-Grâce, et la Route de la Sculpture.
Pierre JUDET, maître de conférences émérite à l’Université Grenoble-Alpes, historien spécialiste de l’histoire industrielle, titulaire en 2016 du Prix d’Histoire « Techniques, entreprises et société industrielle » décerné par l’Académie François Bourdon et la Fondation Arts et Métiers, a présenté cette conférence. Une centaine de participants étaient venus l’écouter. Le thème retraçait l’histoire de la forêt au début du XIXe siècle en Savoie et particulièrement dans le mandement (1) de La Motte-Servolex correspondant en fait à la délimitation du canton de La Motte-Servolex de 1914, c’est-à-dire neuf communes : Bissy, Cognin, Bourdeau, La Chapelle du Mont-du-Chat, Vimines, Saint-Sulpice, Chambéry-le-Vieux, La Motte-Servolex, Le Bourget-du-Lac.
Ces communes n’étaient pas égales en termes de territoires forestiers. Elles sont cependant toutes liées à la Chaîne de l’Epine.
Pierre Judet a précisé que la question forestière a été posée de façon différente selon les époques, puisqu’avant le développement des énergies fossiles, le bois est la source d’énergie par excellence jusqu’en 1850.
Pour cette deuxième sortie de l'année, nos 30 participants se sont finalement retrouvés sur le parking du château de Caramagne, sur la route de Saint-Ombre. Monique Dacquin, vice-présidente de l'association Les Amis du Vieux Chambéry et guide du patrimoine Savoie Mont-Blanc, nous attendait. Elle a abordé la visite en précisant qu'il était difficile de dresser une liste exhaustive des différents propriétaires qui se sont succédé, car ils seraient près d'une vingtaine. Elle n'évoquera donc que les principaux, tous plus ou moins rattachés à des familles nobles proches de la cour de Turin.
Pour commencer, ce bâtiment a été édifié vers 1530 par un certain Bernardino Becchi, juriste des seigneurs de Caramagne en Piémont. Caramagne est une petite ville située à 40 kilomètres au sud de Turin et, à cette époque, ses seigneurs sont la puissante famille savoyarde des Miolans. Venu en Savoie pour défendre leurs intérêts, il se fait bâtir une demeure au lieu-dit « Pugnet », qui est avant tout une exploitation agricole. Il la nomme Caramagna, en référence à son village natal.
Pour abriter la ferme, il fait édifier en contrebas de son « château » des bâtiments en hémicycle qui encadrent l'entrée du domaine. Il s'agit de corps de ferme. Ils conservent encore aujourd'hui le même plan, ce qui accentue la ressemblance avec les villas palladiennes. Mais au début du XVIIe siècle, les descendants de Bernardino Becchi, endettés, perdent leurs propriétés.
L’association Connaissance du canton a organisé une conférence ce 29 avril à la salle St-Jean qui avait pour thème la gabelle du sel qui était pour ainsi dire la mise en place du premier impôt. Pour aborder ce sujet, nous avons fait appel au conférencier, Pierre Geneletti, président de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, docteur en histoire, qui nous a présenté l’histoire d’un gabelier général du sel en Savoie au XVIIe siècle. Près de 100 personnes étaient présentes pour écouter le conférencier, preuve une nouvelle fois de de l'intérêt des sujets proposés par notre association.
Notre conférencier a pris pour exemple le parcours de Nicolas Deschamps, né en 1623 à Villefranche-sur-Saône, qui s'installe en Savoie vers 1649-1650. Issu d'une famille de marchands, il devient comte de Montbel, seigneur de l’Épine et de Rochefort. Il fut également gabelier général du sel (fermier de la gabelle) de 1651 à 1658, conseiller du duc de Savoie, maître-auditeur et président aux Finances à la Chambre des comptes jusqu'à sa mort en 1676.
Notre groupe, composée d’une vingtaine de personnes, s’est rendu par ce bel après-midi du 24 avril sur place par covoiturage. Dès le départ, une bonne ambiance y régnait. C’était la première sortie de l’année 2026.
Les grottes de Saint-Christophe, également appelées grottes des Échelles, se situent à Saint-Christophe-la-Grotte, près de Les Échelles en Savoie, dans la vallée de Chartreuse. Ce site historique et naturel exceptionnel combine géologie, préhistoire et patrimoine ancien.
Comme à l’accoutumée, la salle Saint-Jean a accueilli pour cette soirée du 8 avril bon nombre de spectateurs. Nous étions environ 90.
Notre conférencier, Eddy Barbaux, qui est déjà venu deux fois nous exposer les vies de François Cachoud et Joseph Communal, a retracé l’histoire du couple de peintres savoyards Lucien et Nancie Poignant. Il a évoqué la biographie de Lucien Poignant, sa naissance à Chambéry en 1905, l’origine de ses parents et de ses deux frères et sa sœur.
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